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mercredi 16 décembre 2009

2010: prenez de la hauteur


Ce sera sans doute mon slogan pour 2010 : prenez de la hauteur.
Du recul, de la perspective, soyez zen.
Image prise pour l'hôtel Hameau Albert 1er à Chamonix: "Le 1er juillet 2009, Pierre Carrier, Perrine et Pierre Maillet, Jean-Franck Charlet, René Ghilini et Anthony Lamiche arrivaient au sommet du mont Blanc, chargés d'une table, de chaises et de couverts du restaurant Albert 1er. Ils y dressèrent cette table pour deux dont la photo illustre la couverture du livre Etoiles et Mont Blanc : Quatre saisons entre cuisine et montagne - Les recettes de l'Albert 1er à Chamonix (Ed. Glénat).

mercredi 2 décembre 2009

Jean-Gabriel Ganascia, philosophe, cogniticien, prof d'informatique, définit la "sousveillance"


Philosophe et prof d'informatique, cogniticien et spécialiste d'intelligence artificielle, auteur de nombreux ouvrages, Jean-Gabriel Ganascia publie Voir et pouvoir : qui nous surveille ? aux éditions Le Pommier. Il définit la notion nouvelle de "sousveillance" ou la vigilance qui vient d'en bas, nous sommes tous sous le regard des autres. Pour le meilleur comme pour le pire.


mercredi 25 novembre 2009

Une histoire des robots très documentée

Bertrand Schneider vient de terminer un manuscrit passionnant : "Les robots sont-ils une menace pour l'espèce humaine?"
L'intérêt vient du sujet bien sûr  - la littérature générale, récente et française est rare dans ce domaine - mais aussi de l'auteur, un humaniste, au parcours éclectique et  bien rempli: diplomatie, prospective (secrétaire général du Club de Rome), technologies (président du Symposium Mondial des Technologies de l'Information)... Il est aussi consultant international et auteur de nombreux ouvrages dont 11 septembre 2001, Le Jour où le Monde a basculé.
Son regard sur les robots est d'abord celui d'un documentaliste forcené: il y a dans ce manuscrit que j'ai eu la chance de lire à peu près tout ce qu'il faut savoir sur le sujet. Combien de temps cette connaissance sera-t-elle valable? Là est la question!
Mais il y a aussi ce regard si particulier, questionneur: la technologie va-telle vraiment nous aider à construire un monde meilleur?...Les robots vont-ils nous échapper?...
Confucius disait déjà: "Celui qui a inventé le bateau a aussi inventé le naufrage"...
Au fait, l'auteur cherche un éditeur!...
source image

mardi 24 novembre 2009

Franck Régnier Pécastaing (Logica): Prix Afisi 2009 du Meilleur Livre Informatique pour son ouvrage sur le MDM

Franck Régnier Pécastaing (Logica), lauréat du Prix Afisi* 2009 du Meilleur Livre Informatique pour son ouvrage sur le master data management: MDM : Enjeux et méthodes de la gestion des données. Ecrit avec Michel Gabassi et Jacques Finet. Paru chez Dunod.
*Association française d'ingénierie des systèmes d'information.

vendredi 9 octobre 2009

Une histoire des codes secrets qui se lit comme un polar

Le livre n'est pas récent, il date de 1999 donc on ne saura rien des dernières avancées de la cryptographie moderne. Mais pour se faire une idée de ce domaine, il n'y a pas mieux! Et surtout, il se lit comme un polar :  ne manquez pas l'extraordinaire énigme des  trois chiffres de Beale toujours dont un seul a été découvert  et qui doit aboutir à un trésor enfoui dans l'Ouest américain ! Et, pour se mettre dans l'ambiance, le livre finit même par des exercices de déchiffrement. En Poche, il ne vaut que 6,95 €, ce serait bête de se priver de tant de connaissances. Le coup dans l'Antiquité du messager qu'on rasait pour écrire un message sur sa tête et qu'on n'envoyait qu'une fois les cheveux repoussés, je connaissais mais maintenant je sais de qui il s'agit! Au fait, fallait pas être pressé à l'époque! Mais je ne vous le dirai pas...

jeudi 8 octobre 2009

Devenir un manager humain et intelligent, un beau rêve

On sait depuis longtemps que prendre des décisions n'est pas une affaire rationnelle. Les managers sont plutôt des gens bizarres, paranoïaques et égotiques qui décident plus ou moins bien, en fonction de critères arbitraires et personnels. Et parfois, miracle, ils tombent juste. Pour leur donner un peu plus de méthode et de compréhension de leurs actes, voici le livre de la coach Bernadette Lecerf-Thomas qui s'est penchée sur l'apport récent des neurosciences et ce qu'on pouvait en déduire pour ce qu'on appelle à tort l'art du management. Entre l'ancien organigramme obsolète et le monde en réseaux de la génération Y, il existe peut-être une voie intelligente pour de nouveaux managers, capables d'un peu plus de compréhension des relations humaines et d'un meilleur usage des technologies d'information. Il serait temps!

mardi 1 septembre 2009

L'économie du gratuit , bien vue par Chris Anderson

Chris Anderson, c'est ce fameux rédacteur en chef du magazine branché américain Wired qui a popularisé le modèle de "La Longue Traîne" (The Long Tail): il n'y a pas de limites au catalogue en ligne d'un site de e-commerce et tous les produits peuvent participer au chiffre d'affaires, c'est la fin du 80/20.
Il récidive aujourd'hui avec cet ouvrage:
Et il est toujours aussi convaincant!
C'est un livre d'économiste et d'historien et c'est un livre de journaliste qui fourmille d'infos.
Et il n'élude pas l'éternelle question : qui paye quoi?
A lire absolument avant de dire des bêtises sur l'économie du gratuit! :)

mardi 14 juillet 2009

Le blog de mon livre "100 mots ou presque"

Je tiens un petit blog perso sur mon livre "100 mots ou presque", recueil de nouvelles de la vie ordinaire, publié chez L'Harmattan.
le blog de 100 mots ou presque.

mardi 30 juin 2009

Je publie "100 mots ou presque" chez L'Harmattan

Extrait de la 4e de couverture:
"Voici la vie quotidienne, l’amour et la souffrance, le rire aussi et la nostalgie. Ces nouvelles fugitives parlent de rêves et d’animaux, de l’enfance et de l’amitié. Certaines sont de vrais polars, d’autres des romans de science-fiction.
Chacune possède sa propre trame narrative, à la chute souvent inattendue.
Finalement, mises bout à bout, elles racontent peut-être l’histoire d’un couple, Julien et Virginie.
Avec des mots simples, une vraie jubilation dans l’écriture et un regard décalé.
Un peu moins de cent histoires courtes (quatre-vingt cinq exactement), titrées, chacune, d’un seul mot et présentées par ordre alphabétique, de A comme « Amour » à Z comme « ZZZ ». Un index liste ces mots en fin de livre.
On peut les lire comme on veut, en séquence, en choisissant son mot dans la table des mots ou en piochant au hasard des pages.
On les lit comme on vit."
Pour se le procurer:
alapage.com
fnac.com
amazon.fr
chapitre.com
Ou bien sûr dans toutes les meilleures librairies et si jamais vous ne l'y trouvez pas, vous pouvez même le commander!
Je tiens un blog sur ce livre: http://100-mots-ou-presque.blogspot.com .

mardi 18 mars 2008

Politique et Langage: nouveau livre, vieux débat


Publié chez Michel Houdiard Editeur, le livre du professeur Jean-Marie Denquin reprend un vieux thème et l'éclaire de quelques lumières nouvelles, dans un langage en tout cas accessible à tous. Mais l'homme est sans doute un pessimiste et il est probable que peu de politiques trouvent grâce à ses yeux. Il cite volontiers Boris Pasternak quand il parle du "règne inhumain de l'imaginaire".

Le monde est plus vaste que les mots mais le langage est plus vaste que le monde. Nous voilà bien!
Hier soir, à Paris, un débat organisé par la directrice de la collection "Les sens du droit", Sandra Szurek, qui parraine le livre de Jean-Marie Denquin, entre l'auteur et Guy Carcassonne n'a pas arrangé les choses: les journalistes et les médias aussi en ont pris pour leur grade. Espérons que nous pourrons comme le souhaite l'auteur "corriger le langage à l'aide du langage"!
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mercredi 28 novembre 2007

Lumineux Luminet!

Jean-Pierre Luminet est astro-physicien et poète. Ce spécialiste des trous noirs est aussi un conférencier captivant. Je viens de suivre une de ses dernières conférences sur la simplicité, organisée par l'Institut Emergences et c'était tout simplement hypnotique! Par exemple, la théorie du rasoir d'Occam (Guillaume d'Occam, 1280 - 1349) ou principe de parcimonie: "Il est inutile d'accomplir par un plus grand nombre de moyens ce qu'un nombre moindre de moyens suffit à produire." Ou encore: "Quand des choses doivent rendre vraie une proposition, si deux choses suffisent à produire cet effet, il est inutile d'en mettre trois." Il évoque encore la Théorie des supercordes, l'univers élégant ou la musique céleste: Kepler avait écoûté les notes produites par les planètes et il avait trouvé que la planète Terre émettait entre le Mi et le Fa; pas étonnant, dit Luminet, que la Terre soit entre la Mi-sère et la Fa-mine... Pour en savoir plus: lisez ses livres! 
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mercredi 13 décembre 2006

Renaître de sa douleur


Descartes imaginait l’âme comme une sorte d’ectoplasme reliée par un fil invisible à l’épiphyse. Les neuro purs et durs, eux, ne jurent que par les cartographies du cerveau qu’ils aimeraient bien colorer avec de la chimie tandis que les psy tentent de relier les bouts. Parce que la souffrance, celle qu’on ressent au fond de soi, se moque des frontières. Elle est là, un point c’est tout. Au milieu de tout ce fatras, vint le neuropsychiatre Boris Cyrulnik et sa théorie de la résilience : comment renaître de sa douleur, tel un phénix. Il a évidemment l’avantage de bien connaître le cerveau mais il conduit surtout de belles analyses sur l’homme. Il continue sa voie de l’espoir avec ce dernier livre De chair et d'âme, aux éditions Odile Jacob. A conseiller absolument à tous ceux qui doutent du bonheur et qui souffrent d’eux ou des autres. Il n’y a pas que la sérotonine (la substance du bonheur ?) dans la vie, il y a aussi notre rapport à l’autre :« …Pour devenir intelligents, nous devons être aimés… Sans attachement, pas d’empathie… » Notre vulnérabilité est à la fois biologique et sentimentale. La morale de son histoire est qu’on n’est plus obligé de choisir entre le corps et l’âme, même si les choses sont moins faciles aujourd’hui : « L’homme n’est plus sacré depuis qu’il n’est plus surnaturel. La technologie a tellement modifié la condition humaine qu’elle a naturalisé son âme ». Pour finir, je vous propose de réfléchir sur ce constat de Boris Cyrulnik : « Les aveugles de naissance rêvent sans images. »…
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mardi 6 décembre 2005

Nelly Sachs - Paul Celan: correspondances...

sachscelan.jpgsachscelancorrespondance.jpgBouleversante, oui, poignante, même, terrifiante par moments, la correspondance entre Nelly Sachs et Paul Celan. Une correspondance qui couvre quinze années, de 1954 à 1969. En tout, 125 lettres, traduites de l’allemand par Mireille Gansel, présentées, regroupées et annotées par ses soins:  Nelly Sachs et Paul Celan. Correspondance.
Lettres auxquelles il faut ajouter des poèmes de Nelly Sachs, composés sur le vif et offerts à Paul Celan et à Gisèle Celan-Lestrange, son épouse.
Au commencement, il était question de poésie. Nelly Sachs et Paul Celan ne se connaissent que par l’intermédiaire de maisons d’édition qui les mettent en rapport l’un avec l’autre.
Ainsi, au tout début de la correspondance, les premières lettres sont-elles consacrées à une demande de Paul Celan. Celle de faire publier les poèmes de Nelly Sachs dans la revue Botteghe Oscure, éditée par la Princesse Caetani. Nelly Sachs accepte de confier à Paul Celan, « poète et être d’humanité », ce qu’elle appelle - paraphrasant Rilke - ses « choses » (« Ding »).
Grâce à Paul Celan, Et personne ne sait plus avant paraît en 1957 dans la revue italienne. C’est l’époque où chacun des deux poètes découvre l’œuvre de son double, se plonge dans cet autre lui-même, s’imprègne de ce qui le fait vivre et mourir. Nelly Sachs confie à Celan son bonheur d’avoir trouvé en lui un être capable d’adopter sa poésie, de se l’approprier, de la comprendre, d’en partager les sombres profondeurs et les accents mystiques. Nombreuses sont les allusions à l’œuvre en train de jaillir, aux doutes qui l’accompagnent, aux projets en cours, aux travaux qui jalonnent leur vie de poète à chacun. Eclipse d’étoile pour elle ; Grille de parole pour lui. Anthologie de poésie suédoise, ce joyau de « lumière polaire », pour elle. Traduction de La Jeune Parque de Paul Valéry. Ou de l’œuvre poétique d’Ossip Mandelstam, pour Paul Celan.

Plutôt informatifs au début, les échanges se font par la suite plus précis, plus serrés. Les liens de Nelly Sachs avec Paul Celan se transforment en liens d’amitié qui concernent aussi « Giselle » et leur fils, Eric Celan. Une amitié profonde, sincère, précieuse qui apporte à Nelly Sachs le réconfort, le secours et la protection constante dont elle a besoin. Nelly Sachs exprime ses souffrances. Qui sont aussi celles de son peuple. Auquel Paul Celan appartient. De lettre en lettre, d’un poème à l’autre, Nelly Sachs évoque les épisodes tragiques de sa vie. Mais aussi les amitiés qui l’ont aidée à émerger de l’enfer. Celle de Gudrun Dähnert, son amie de toujours, qui sollicita l’intervention de Selma Lagerlöf afin de lui obtenir un permis d’émigration. Et puis l’amitié qu’elle s’est construite avec Paul Celan et les siens, une amitié lyrique, exaltée. Et pourtant retenue.

La plupart des lettres de Nelly Sachs sont écrites de Stockholm où, à partir de 1940, la femme de lettres vit en exil. Certaines ont été écrites depuis les hôpitaux psychiatriques ou les maisons de convalescence où elle fait de longs séjours. Paul Celan, lui, écrit le plus souvent de Paris où il réside. Le silence s’installe parfois pendant des mois entre les deux épistoliers. Que se passe-t-il dans cet intervalle ? De combien de morts Nelly Sachs doit-elle renaître ?

La voilà pourtant qui ressurgit. Elle évoque une rencontre possible à Zurich. Puis une autre à Paris. La voyageuse déborde d’enthousiasme et de reconnaissance. Paul Celan a accepté de la rencontrer, de la recevoir, de l’accueillir. Moments de bonheur intenses, mais trop brefs et trop rares. De retour en Suède, elle retrouve ses inquiétudes. Elle est la proie de « vauriens » dont certains figurent parmi ses amis. Les dangers rôdent autour d’elle. Les persécutions néo-fascistes la mettent à la torture. Elle est aux abois, elle appelle à l’aide. Elle sombre et perd la raison. On l’interne, elle subit un traitement aux électrochocs. Puis elle se remet doucement, rentre à nouveau chez elle. Mais le cycle infernal se reproduit sans cesse. Traquée, elle vacille. Elle appelle Paul à son secours. L’invite plusieurs fois à venir lui rendre visite à Stockholm. Sans doute pour de bonnes raisons, Paul décline ses invitations. À plusieurs reprises. En octobre 1966, il ne se rendra pas à la cérémonie de remise du Prix Nobel de littérature. On sent Nelly blessée, « qui n’ose plus rien dire ». Sa profonde nostalgie de la famille Celan ne trouve plus l’écho d’autrefois. Les lettres de Paul se font cordiales et le ton plus distant. Elles en deviennent presque conventionnelles. En « homme pressé », Paul Celan s’éloigne.
Oui, c’est cela aussi qui fait de cette correspondance un échange poignant. Terriblement douloureux. De combien de morts Nelly Sachs devra-t-elle encore mourir « avant que ne vienne la seule et unique » ?
Angèle Paoli
Terres de femmes
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mercredi 2 novembre 2005

Ibn Sîna, al-Khwârizmî, al-Bîrûnî...

ahmeddjebbaragedorsciencesarabes.jpgCe sont de très grands noms de la science (médecine, mathématique et astronomie dans l'ordre pour les trois cités), issus de la civilisation arabo-musulmane.
On a beau être extrèmement cultivé comme le sont tous les lecteurs d'InfoTechArt, on est peut-être passé à côté de leur contribution essentielle aux sciences.
Alors, hop, un petit livre pour se remettre tout çà en mémoire, encore une fois dans cette collection des Editions Le Pommier (je vous jure que je n'y ai aucune action) que j'adore:
L'âge d'or des sciences arabes, de Ahmed Djebbar.
Ils ont commencé par traduire les savants grecs, puis ils ont créé des usines de fabrication de papier puis multiplié des bibliothèques...
L'âge d'or s'étend du VIIIè au XIVè siècles: ça fait long!...

vendredi 8 avril 2005

Citation pimentée

Albertsvengyorgyi « Découvrir, c'est voir la même chose que les autres et penser autrement. »
Albert von Szent-Györgyi (1893-1986).
Comme il était hongrois, il aimait le paprika. Et à force de le tripatouiller, il y découvrit la vitamine C.
Ce qui lui valut le prix Nobel de médecine en 1937.